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Tutoriel lemlist : ma méthode pour lancer une campagne B2B

26/5/2026

Tutoriel lemlist en 8 étapes pour lancer une campagne de prospection B2B : ciblage, séquence, délivrabilité. Mon retour d'expérience terrain.

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Réponse rapide

Lancer une campagne de prospection B2B avec lemlist se résume à huit étapes : construire une liste très ciblée de 50 à 100 prospects, segmenter par métier/poste, vérifier la délivrabilité dans lemlist, écrire une séquence de 3 à 5 emails espacés sur plusieurs semaines, personnaliser avec des variables au-delà du prénom, régler l'envoi en respectant les exigences d'authentification 2026, suivre le taux de réponse, puis relancer une nouvelle campagne plutôt qu'un A/B test.

Introduction

La plupart des tutoriels lemlist en ligne ressemblent à une paraphrase du centre d'aide officiel. Des captures d'écran, des flèches rouges, et zéro retour d'expérience.

Ce tutoriel lemlist est différent. Il décrit la façon réelle dont je lance une campagne pour mes clients, après 3 ans d'usage de l'outil. Les choix, les raccourcis et les erreurs sont décrits tels qu'ils ont été vécus, pas tels qu'ils devraient l'être en théorie.

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La méthode décrite ici cible volontairement la qualité plutôt que le volume. Elle s'adresse à un fondateur de PME, un business developer ou un consultant indépendant qui veut lancer sa première campagne sans cramer sa délivrabilité, et qui préfère 80 prospects bien choisis à 2000 contacts mal segmentés. Pour la méthode cold email complète au-delà de l'outil, le guide cold email 2026 d'ARQ couvre le cadre stratégique en amont.

Pourquoi j'ai choisi lemlist (et pourquoi je l'utilise toujours)

Ce qui m'a fait basculer sur lemlist en juin 2024, c'est le besoin d'automatiser les relances. En cold emailing, la conversion ne se joue presque jamais au premier email. La règle marketing des 7 points de contact avant qu'un prospect ne se sente prêt à parler reste largement vraie sur le terrain. Le problème, c'est qu'un commercial seul, déjà débordé par ses RDV et ses propositions en cours, n'a matériellement pas le temps de tenir ces relances à la main. Lemlist tourne en fond et continue de relancer tant que la personne ne répond pas. C'est là que la conversion arrive, presque jamais au premier message. Pour le détail de mon recul sur l'outil après ces deux ans d'usage quotidien, mon avis lemlist 2026 entre dans les forces et les limites.

J'utilise le plan email seul, sans LinkedIn ni séquence multicanale avec appels. Le choix est délibéré : ma cible principale (universités, centres de langues, coordinateurs Erasmus) est peu active sur LinkedIn et l'email reste le canal naturel de ce milieu. Le multicanal avec appels téléphoniques améliorerait probablement la conversion, mais l'idée d'une automatisation qui tourne en fond, sans qu'elle s'arrête en attendant un appel humain de ma part, prime pour le moment.

Étape 1 : construire une liste de prospection ultra ciblée

La liste est l'étape qui décide à 80% le résultat de la campagne.

Personnellement, je combine rois sources :

  • La base de données lemlist elle-même, correctement filtrée par secteur, taille et fonction (poste dela personne). C'est souvent un bon point de départ pour les cibles classiques.
  • La recherche web directe. Les emails académiques sont quasi tous publics, ce qui simplifie énormément l'accès à la cible universitaire.
  • L'IA générative pour enrichir le listing. Une fois les contacts identifiés, l'IA génère les colonnes utiles : genre (Monsieur/Madame), fonction (poste du contact) , université de rattachement. Elle peut aussi nettoyer le fichier Excel en passant toutes les fonctions en minuscules, ce qui évite les variables qui cassent une phrase une fois insérées dans l'email. Si vous souhaitez avoir un exemple concrêt d'une de mes séquence d'emails avec ces variables, vous pouvez consulter cetarticle : ma méthode prospection pour consultants indépendants

La taille de mes listesde prospects est volontairement petite : 50 à 100 prospects par campagne.

Le réflexe inverse (viser large pour maximiser statistiquement les chances) est l'erreur la plus fréquente que je vois. Une liste trop large signifie inévitablement un ciblage peu précis, donc une personnalisation faible, donc des taux de réponse en baisse, et une boîte d'envoi qui se grille progressivement.

D'après mon expérience et pour mon secteur, mieux vaut 60 prospects pour qui l'offre est presque irrésistible que 800 contacts à qui elle parle vaguement.

Pour la vérification, lemlist affiche une colonne « délivrabilité » qui classe chaque adresse en risque faible, modéré ou élevé. Je supprime tous les contacts en rouge avant le lancement. Cela me permet de garder une bonne délivrabilité.

[À COMPLÉTER PAR QUENTIN : capture d'écran de la colonne délivrabilité dans lemlist, avec les codes couleur visibles. Idéalement une vue avec quelques contacts en rouge à supprimer.]

Étape 2 : segmenter par fonction réelle, pas par titre théorique

Une campagne lemlist = un segment. Mélanger plusieurs segments dans une même campagne oblige à écrire une séquence générique qui ne parle pas vraiment à la cible.

Voici un exemple de segmentation que j'applique lorsque je prospecte pour ELAO (un test de langue à destination de l'enseignement supérieur) :

  • Les recruteurs, pour les usages liés au recrutement.
  • Les responsables de centre de langue, pour les usages liés à l'évaluation linguistique des étudiants.
  • Les responsables de centre Erasmus, pour les flux d'étudiants entrants et sortants.

Chaque segment a sa propre campagne, sa propre séquence et ses propres arguments. L'erreur du début a été de cibler des "responsables RH" pour vendre un test de recrutement linguistique. Sur le papier, c'est cohérent mais, en pratique, le mot "responsable RH" couvre une fonction tellement large que le destinataire ne se reconnaîssait pas vraiment dans l'email.

Le bon mot était "recruteur". Même si dans une petite structure il s'agit souvent de la même personne, lire "recruteur" dans l'objet ou la première phrase active immédiatement la bonne casquette professionnelle dans la tête du lecteur.

Ceque vouspouvez retenir de cette expérience : le titre de poste affiché sur LinkedIn ne dit pas toujours quelle casquette la personne porte dans la réalité. Comprendre les subtilités organisationnelles d'une cible, c'est essentiel pour adresser un message pertinent.

Étape 3 : créer la campagne dans lemlist

Une fois la liste finalisée et nettoyée, la création de la campagne se fait dans la foulée.

Le problème avec le workflow inverse (créer la campagne puis chercher les contacts), c'est que la séquence finit par être écrite pour un prospect imaginaire.

Lorsqu'on écrit la séquence juste après avoir terminé la liste, avec encore en tête les profils précis qui vont la recevoir, on améliore la qualité du texte.

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Étape 4 : rédiger une séquence d'emails qui tient la distance

Ma séquence par défaut comporte 5 messages :

  • Trois emails sur les dix premiers jours, pour ouvrir la conversation.
  • Un quatrième email à J+30, pour relancer ceux qui n'ont pas répondu.
  • Un dernier message à J+180, pour réactiver les prospects froids.

Cette cadence fonctionne sur ma cible universitaire, dont les cycles décisionnels sont longs et calés sur l'année académique. Une cible plus réactive (tech, SaaS, retail) demanderait une séquence plus resserrée. Ce qui marche pour une cible ne marchera pas forcément pour une autre.

On parle souvent de l'importance de l'objet de l'email. Selon moi, ce n'est pas le plus important. Ce qui compte vraiment, c'est qu'il soit pertinent, qu'il pointe un avantage concret de l'offre, et qu'il soit cohérent avec le contenu du message. Un objet accrocheur déconnecté du corps ne fait que dégrader la confiance à l'ouverture.

Si vous avez du mal à structurer une première séquence quand l'inspiration, mon générateur de séquence de cold-mailing peut vous aider.

Étape 5 : personnaliser sans tomber dans le gadget

Les variables utilisées dans mes séquences vont au-delà du {{firstName}} standard.

Trois variables additionnelles font le plus gros du travail :

  • La civilité (Monsieur/Madame), pour l'ouverture.
  • La fonction (le poste de la personne) en minuscules, pour s'intégrer dans une phrase sans casser la grammaire.
  • L'établissement de rattachement, pour l'ancrage contextuel.

Une formulation type ressemble à : "En tant que responsable des évaluations linguistiques à l'université X, mon test pourrait répondre à un besoin précis pour vos Erasmus entrants."

Cette phrase n'est lisible que parce que la variable du poste a été préparée en amont au bon format. C'est pour ça que le nettoyage Excel évoqué à l'étape 1 a son importance.

Étape 6 : régler l'envoi, le warmup et la délivrabilité

Voici la partie où ma méthode personnelle s'écarte des bonnes pratiques recommandées par Lemlist en 2026.

Pour être transparent : mes campagnes partent de mon adresse email principale liée à ELAO, sans domaine secondaire dédié à la prospection, sans warmup tiers, avec une configuration d'authentification basique. Aucun incident de délivrabilité n'a été constaté à ce jour, mais cela tient probablement à la combinaison de petits volumes (50 à 100 envois par campagne, étalés dans le temps) et d'un domaine ancien à bonne réputation.

Cette configuration n'est pas réplicable à un volume supérieur. Pour configurer votre email dans les règles de l'art, je vous laisse consulter les bonnes pratiques recommandées par Lemlist : https://help.lemlist.com/en/collections/17109942-deliverability-best-practices

Étape 7 : lancer la campagne et suivre les bonnes métriques

Lorsque je lance des campagnes, je suis régulièrement deux indicateurs :

  • Le taux d'ouverture, qui sert d'alerte précoce. S'il décroche sur les premiers envois, l'objet ou la délivrabilité posent problème.
  • Le taux de réponse, qui est la métrique qui compte vraiment.

Sur mes campagnes universitaires, le taux de réponse se situe régulièrement entre 6 et 7%. C'est correct pour une cible institutionnelle peu réactive par défaut.

Sur l'onglet d'accueil de lemlist, je consulte régulièrement la liste des "prospects chauds" : ceux qui ont ouvert un email récemment ou plusieurs fois. C'est mon signal d'opportunité. Pour les profils intéressants qui ouvrent sans répondre, je les appelle hors séquence.

Étape 8 : itérer campagne après campagne, sans A/B test

Je préfère itérer d'une campagne à l'autre plutôt qu'à l'intérieur d'une même campagne.

Mon raisonnement : sur des listes de 50 à 100 contacts par segment, je sais que je n'aurai jamais les volumes nécessaires pour obtenir des résultats statistiquement significatifs entre deux variantes. Je lance donc ma séquence dans sa version la plus aboutie, je la laisse tourner jusqu'au dernier message, puis je tire le bilan à froid : taux d'ouverture, taux de réponse, qualité des conversations engagées.

Quand le taux de réponse me semble insuffisant, je repars de zéro. Je repense entièrement la campagne suivante : nouvelle liste, nouveau segment, nouvelle séquence. C'est plus radical, mais ça me fait progresser beaucoup plus vite. Chaque campagne devient une expérience complète sur une cible, et c'est ce qui m'apprend vraiment ce qui marche avec un profil donné.

Les erreurs que je vois encore mes clients refaire

L'erreur classique, de loin, c'est le ciblage insuffisant. Les clients qui débutent prennent trop peu de temps pour comprendre qui est vraiment leur cible, ce qui l'intéresse, et comment elle pense. Le réflexe est de viser large "pour avoir plus de chances". C'est souvent l'inverse qui fonctionne.

Le succès d'une campagne se joue avant l'écriture du premier email, dans le temps consacré à définir le profil de prospect idéal et à identifier la bonne fonction à laquelle s'adresser.

Les deux autres erreurs fréquentes en découlent directement :

  • Une personnalisation qui s'arrête au prénom.
  • Une volonté de tester l'outil en envoyant à 2000 contacts d'un coup.

FAQ

Combien d'emails par jour faut-il envoyer pour ne pas tomber en spam ?

La recommandation consensuelle de l'industrie en 2026, dont celle de lemlist sur sa checklist délivrabilité officielle, est de monter le volume très progressivement et de ne jamais passer brutalement de zéro à plusieurs centaines d'envois quotidiens. Sur un domaine neuf, les fourchettes couramment citées sont : 5 à 10 envois par jour la première semaine, montée progressive sur 4 à 6 semaines, plafond opérationnel à 20-30 emails par boîte et par jour selon la maturité du domaine. Les promesses de 200+ envois quotidiens sans risque que l'on voit chez certains éditeurs ne tiennent plus depuis le durcissement des règles d'authentification de Google, Yahoo et Microsoft.

Faut-il un domaine dédié pour prospecter sur lemlist ?

C'est la recommandation consensuelle de l'industrie depuis l'enforcement des exigences SPF, DKIM et DMARC par Microsoft Outlook en mai 2025 (voir la communication officielle Microsoft) et par Gmail et Yahoo depuis février 2024. Un domaine secondaire isole le risque de réputation et protège le domaine principal en cas d'incident. Sur de petits volumes très ciblés, le risque reste limité. L'écart entre les deux configurations devient critique dès que les volumes passent au-dessus de quelques centaines d'envois quotidiens.

Quel taux de réponse viser sur une campagne lemlist ?

D'après les benchmarks publiés par lemlist sur son centre d'aide officiel, un taux de réponse positif en dessous de 5% est le signal qu'il faut d'abord vérifier la délivrabilité, puis le ciblage, puis la copie. Le blog officiel lemlist indique également qu'un taux de réponse sain est supérieur à 10%, parce que c'est un signal d'engagement positif envoyé aux fournisseurs de messagerie. La moyenne du marché B2B en 2026 se situe autour de 3 à 5% selon les datasets, ce qui rend les campagnes au-dessus de 5% supérieures à la moyenne, et celles au-dessus de 10% dans la fourchette haute.

Lemlist convient-il à toutes les cibles ?

Lemlist excelle sur les cibles atteignables par email et peu actives sur LinkedIn (universités, secteur public, industries traditionnelles). Sur des cibles très numériques (tech, SaaS, marketing digital), une approche multicanale combinant email et LinkedIn est généralement plus efficace, ce que lemlist propose dans ses plans supérieurs.

En conclusion

Ce tutoriel lemlist a décrit ma façon réelle de procéder, étape par étape, lemlist est un excellent levier, mais il ne remplace pas le travail amont qui décide vraiment du résultat : comprendre sa cible, segmenter finement, écrire une séquence cohérente avec le destinataire.

Pour démarrer une campagne dans les conditions décrites ici, une inscription à lemlist via mon lien partenaire active automatiquement les 10% de réduction sur la première année. La réduction ne s'est pas activée ? Contacte-moi. Déjà inscrit ? Contacte-moi pour obtenir un code promo de -10%.

Pour les profils qui préfèrent être accompagnés sur la mise en place plutôt que d'avancer seuls, un rendez-vous stratégique gratuit d'une heure permet de poser les bases de la première campagne : choix de la cible, définition du segment, structure de séquence et arbitrages de délivrabilité adaptés au contexte.

À propos de l'auteur

Je suis Quentin, consultant en développement commercial et en marketing, basé en Belgique. J'accompagne des indépendants et des PME francophones dans leur prospection B2B, en particulier ceux qui ont un impact social ou environnemental positif. En savoir plus · Mon profil LinkedIn

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